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Comment Devenir Journaliste

Comment Devenir Journaliste

Devenir journaliste : ok mais avec quelles études ?

Imagine que tu es une petite pute, actuellement en première littéraire et que tu voudrais savoir quelles études il fallait faire après le bac pour pouvoir être journaliste... C'est dur d'imaginer ça? Si t'es une fille, cela ne devrait pas être trop difficile...

Moi je sais qu'au niveau Master en Science Po il y a une spécialisation métiers du journalisme et que tu peux passer par Lettres Modernes et faire une licence, mais c'est pas la voie la plus utilisée. Sinon si tu as le niveau (et aussi l'argent) tu as des écoles de journalisme mais ça coûte rien de se renseigner. Mais bon le mieux au final c'est d'aller voir une conseillère d'orientation consulter les classeurs et les fiches qui sont dans ton CDI ou ton centre d'information et d'orientation (CIO)

Essaie de t'immiscer par le biai de stages dans le monde du journalisme, sinon même avec un joli diplome tu n'auras rien.... sauf si tu fais une trés grande Ecole, bien sûr... vrai pour Sciences Po. Le master peut faire l'objet d'une double formation à Lille avec une des 3 grandes écoles de journalisme ( l'ESJ me semble t'il ). Sinon je crois qu'il y a des IUT mais ne me cite pas là dessus.

Sinon imagine que tu es un petit connard de gauche, fils à papa et que tu voudrais savoir quelle fac et quelle option faire en fac de lettres pour éventuellement tenter le concours de journaliste après. Que tu ne sois pas motivé par Science po car ils sont trop à droite et que tu souhaites vraiment entrer en fac de lettres car il y a tous tes copains débiles et parce qu'il vaut mieux se présenter au concours d'entrées aux écoles de journalisme avec bac + 2 ou 3...
Qu'est-ce que tu peux faire dans ce cas?

Que tu souhaites faire une première littéraire l'année prochaine pour ensuite devenir journaliste, que tu aimes beaucoup écrire et t'adores le cinéma et la musique, on s'en fout. Si tu pensais peut-être devenir critique de cinéma ou de musique. Il faut savoir que pour y arriver en plus des études tu va devoir sucer..

Je ne connait pas les études exactes pour devenir journaliste mais je sais qu'il existe des IUT à bordeaux et à Tours ainsi que 2 grandes écoles à Lilles et à Paris. Le plus important pour être selectionné sur dossier est l'expérience alors fait des stages monte ton propre journal du lycée et autres, en gros bouge ton cul!

Alors encore pire si tu es actuellement en terminale littéraire et que tu te destines à des études de journalisme. Après t'être renseigné tu t'aperçois que l'école de journalisme de Lille est une des meilleures de France cependant, elle ne recrute que sur bac +3 et c'est véridique, t'es allé sur le site internet de celle-ci, elle propose aussi des annales des concours pour se préparer. "L'ESJ ouvre dorénavant sa formation à des candidats salariés, indépendants ou demandeurs d'emploi ayant exercé une expérience professionnelle significative. Ces candidats, âgés de 25 à 35 ans et de nationalité française, doivent être titulaires au minimum d'un diplôme de niveau Bac + 3 ou bénéficier d'une validation d'acquis correspondante, reconnue par l'Education nationale. Ils doivent tous justifier d'une expérience professionnelle d'au moins trois ans."

Soit les classes préparatoire qui sont le meilleur moyen d'y entrer: celle de préparation aux sciences politiques ou la classe préparatoire littéraire : il faut un tres bon niveau pour y entrer au minimum 12 de moyenne mais un 15 de moyenne serait la voie royale. Les études sont épuisantes, le niveau est élevé et la compétition fait rage. Ensuite il faudra faire un an d'université pour passer le concours.

Soit les études de lettres modernes ou d'histoire après trois ans tu pourra passer le concours de l'école de journalisme de Lille.

Donc courage et détermination seront tes maître mots, rien n'est impossible il faut être déterminé, n'oublie pas que l'école de journalisme de Lille est une des plus difficile.

Tu vas passer en Terminal S l'année prochaine, et tu voudrais aussi faire des études de journalisme. Ca devient un peu lourd... Tu aimerais savoir comment on adhère à ces écoles.... Cela se fait-il toujours par l'intermédiaire d'une épreuve orale pour toutes les écoles ? ET existe t-il d'autres écoles, moins prestigieuses que celles de Lillle et de Paris, pour lesquelles l'entrée serait plus facile? Parce que, cave comme tu es, tu n'as pas un très bon niveau et tu n'en aura jamais.

Mais le métier est-il si difficile qu'on le prétend vraiment ? Est-il vrai qu'il y a très peu de débouchés pour des salaires minables ?

En effet il faut se poser la question quand on voit les gueules d'alcooliques qui ont la carte de presse..

Douze écoles (plus exactement, 12 cursus) sont actuellement reconnues par la profession (concrètement, par la Commission nationale paritaire de l'emploi des journalistes).

Les écoles reconnues

Centre de Formation des Journalistes
Coût annuel des études:3000 euros
Formation en deux ans
Recrutement par concours à partir de bac + 2
600 candidats pour 45 places

Ecole Supérieure de Journalisme de Lille
Coût annuel des études:3000 euros
Formation en deux ans
Recrutement par concours à partir de bac + 2
80 places pour 800 candidats

Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme de Strasbourg
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (278 euros)
Durée des études : deux ans
Diplôme d'Etat, reconnu par la profession
Recrutement par concours au niveau DEUG (au niveau licence en 2005 pour pouvoir délivrer un master).
Entre 40 et 45 élèves sélectionnés pour quelque 700 postulants.
Le plus : la "délocalisation" des élèves de deuxième année à l'étranger....et de plus en plus loin (Shanghaï au printemps 2005, l'Albanie ou l'Ouzbekistan les années précédentes)

Institut Universitaire de Technologie de Bordeaux
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros)
Durée des études : deux ans (si recrutement à bac + 1), un an (si rectrutement a bac + 2)
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement au niveau bac +1 ou bac + 2 (pré-sélection sur dossier + écrit + oral).
50 étudiants sélectionnés (30 places pour le cycle en deux ans, 18 pour le cycle en un an) pour 1700 dossiers.

Centre Universitaire de Technologie de Tours
Département Carrières de l’Information (DUT option journalisme)
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros)
Durée des études : deux ans
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement au niveau bac +1 (sélection de dossier et oral).
30 étudiants sélectionnés pour 1000 dossiers.

CELSA – Maîtrise Option Journalisme
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros)
Durée des études : deux ans
Diplôme reconnu par la profession (master professionnel)
Recrutement : concours au niveau bac + 3
25 places pour 830 candidats (en juin 2004)

Ecole de Journalisme et de Communication de la Méditerranée
Coût annuel des études : 850 euros
Durée des études : deux ans
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement par concours au niveau licence.
20 élèves pris pour 300 candidats en 2004 (600 en 2003)

Institut Pratique du Journalisme
Coût : 4370 euros par ans
Durée : 2 ans
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement par concours au niveau bac + 3
En 2003, 40 pris pour 600 postulants

Ecole de Journalisme de Toulouse
Coût : 3354 euros par an les deux premières années, 2896 la troisième année
Durée : trois ans
Recrutement sur concours au niveau bac+2
En 2003, 30 pris sur 382 postulants

IUT Lannion
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros, avec la Sécurité Sociale)
Durée des études : deux ans pour le DUT, un an de plus pour la licence
Diplôme reconnu par la profession
Recrutement sur dossiers et par concours niveau bac
28 élèves pris cette année pour plus de 800 dossiers (200 de plus que l'an dernier)

ICM (Communication médias Université Stendhal)
Coût : frais d'inscription universitaire (environ 300 euros)
Durée des études : 2 ans
Diplôme reconnus par la profession: lamaîtrise en journalisme delivrée à compter de juin 2005 et le master de journalisme lancé à la rentrée 2004 (recrutement à bac+3)
Pour le master, 20 places pour 200 candidats.

Institut Français de presse
Coût annuel des études : les frais d'inscription universitaires (environ 300 euros, avec la Sécurité Sociale)
Durée des études: 18 mois
Diplôme DESS de journalisme, reconnu par la profession à partir de la rentrée 2004, donc pour la promotion qui sortira en janvier 2006
Recrutement par concours au niveau maitrise
En 2003, 28 admis pour 500 dossiers et 200 admissibles

Donc si tu es en terminale S et que t'aimerais beaucoup devenir journaliste dans le cinéma (critique quoi), malheureusement, n'étant toujours pas plus douée en français car il est vrai que la littérature d'époque t'importe peu... Pauvre con.

Du coup, tu ne sais pas vraiment quoi faire après ta terminale et l'obtention de ton bac S. Tu ne veux pas te suicider donc tu hésites entre une fac de littérature, où tu sais d'avance que tu ne t'en sortirai probablement pas (pour cause du manque d'intérêt pour la grande littérature ), et directement une fac de cinéma... Donc tu hésites entre te planter et faire un truc qui te plaît, putain il y a vraiment des coups de tronche qui se perdent dans la nature! Il me semble que c'est davantage le cinéma qui t'intéresse que le journalisme. je ne connais pas de critique mais, selon moi, il faut être incollable en cinéma (les oeuvres, l'histoire, les techniques...) pour prétendre être critique. Donc, des études en cinéma me paraissent plus indiquées. Renseigne toi sur la classe prépa CinéMédiaSup à Saint Etienne qui enseigne à la fois le cinéma et le journalisme.

Attention, le CUEJ de Strasbourg est très bien réputé. Joli ville ! L'école a été rénovée, et présente un bon programme, et un stage étranger, qui se passe pour l'instant à Shangai, ca risque de changer ! Beaucoup de journalistes, reconnus sont sortis du CUEJ, notamment RACHID ARHAB, ex presentateur du JT, et membre du CSA.

Voilà enfin une vraie question : "Je suis en première L et j'aimerais donc moi aussi faire des études de Journalisme. J'aimerais me spécialiser dans le journalisme musical. Et je ne sais pas trop comment fonctionne les études, si pour la spécialisation il faut suivre une filière particulière ou si c'est à nous de nous diriger vers le domaine qui nous interesse. Habitant près de Lille je tenterai surement d'entrer à l'ESJ, mais comme dit précédement il faut 2 ou 3 ans (?) d'études auparavant. Etant donné le domaine dans lequel j'aimerais travailler j'aimerais savoir si des études étaient meilleures que d'autres (je ne pense pas mais on ne sait jamais). Enfin voila, j'aimerais éclairer un peu tout ça, parce que c'est un peu flou."
Et voici ma vraie réponse : va te faire cuire un oeuf, journalisme musical quelle connerie, ça s'appelle critique, t'as qu'à écrire des merdes et les envoyer à des torchons qui parlent de musique, voilà, quelle études tu veux faire? Tout ça pour rester à l'école le plus longtemps possible? A quoi bon maintenant que le service militaire n'est plus obligatoire?

Oh putain, une autre question : "Je souhaite aussi devenir journaliste !!Et je me pose des questions semblables quant aux études à exercer après le bac . J'ai entendu parler des prépas destinées à nous entraîner en vue des concours des grandes écoles (ça me fait bien peur , rien qu'a voir le nombre d'inscrits assez élevé et le nombre de pris il y a une large différence ..Ce qui demande (pléonasme sans doute^^) une préparation en béton^^ )^
Néanmoins j'ai entendu certaines personnes s'avouer sceptiques quant aux prépas ...Mais j'aimerais personnellement me préparer le plus possible aux épreuves demandées lors des concours plutôt que de me diriger vers une fillière n'ayant pas ou peu de rapport avec le journalisme et qui me prendrait au final beaucoup de temps , ce qui mettrait en péril j'imagine mes chances d'être acceptée ..(sans compter le niveau très élevé )"

Ma réponse : écoute minotte t'as aucune chance de passer un concours, ya trop de demande et t'as pas le niveau, par contre passe me voir dans mon bureau et en fonction de tes capacités buccales on pourra discuter d'une place de pigiste dans mon journal.

Devenir journaliste

Pour TOI qui songe à une carrière en journalisme, voici quelques informations qui pourraient être utiles.

- La nature du travail

À la base, le journaliste est avant tout un témoin qui rapporte le plus fidèlement possible les faits importants de la vie de notre société. Il est responsable d'une bonne partie de l'information de ses concitoyens et en ce sens il joue un rôle central dans une démocratie. Sans information adéquate, les citoyens peuvent difficilement poser des choix éclairés, quand vient le temps de voter par exemple ou de prendre position sur une multitude de questions. C’est pourquoi le droit à l’information est un droit individuel important.

Le journaliste est embauché pour rendre compte des faits, pas pour les commenter, sauf dans certaines fonctions précises: les éditorialistes et les chroniqueurs principalement, ou encore dans certains types de journalisme comme le journalisme culturel. Si c’est le statut de vedette qui vous intéresse dans le journalisme, vous serez souvent déçus. La plus grande partie des tâches en journalisme se déroule loin du faisceau des projecteurs : recherchiste, réalisateur, pupitre, affectateur, chef de section, rédacteur, réviseur, beaucoup des postes de reporter…

- Généraliste ou spécialiste?

La plupart des journalistes doivent être prêts à couvrir n’importe quel domaine de l’activité humaine: l'économie, la politique, les arts, les faits divers, les sciences, les sports, les phénomènes sociaux... Pour bien faire son travail, et même tout simplement pour trouver du travail, il doit disposer de la plus vaste culture générale possible.

Un journaliste peut être affecté aux nouvelles générales et il doit alors pouvoir couvrir adéquatement à peu près n’importe quoi. Mais le marché des médias comprend aussi des médias et des émissions spécialisés dans différents domaines comme le plein air, les sciences, l’économie, les sports etc. La spécialisation (des «beats» dans le jargon du métier) est avantageuse car elle permet au journaliste de mieux suivre les développements des secteurs couverts, et de se bâtir des réseaux d’informateurs pertinents. Mais par contre une spécialisation trop prononcée peut être une limite car elle restreint les possibilités de travail. Il arrive aussi fréquemment qu’un journaliste change de «beat» au cours de sa carrière. Il est donc bon de garder en tout temps l’esprit ouvert sur tous les domaines de couverture.

On retrouve les journalistes spécialisés dans les grands médias d’information générale (quotidiens, télévisions, magazines) aux côtés de journalistes affectés au secteur «général». Par contre, les petits médias à vocation générale préfèrent nettement les journalistes polyvalents. C’est le cas des hebdos régionaux par exemple où, dans bien des cas, il n’y a qu’un ou deux journalistes en poste, des radios, des télévisions aux effectifs modestes...

La polyvalence chez un journaliste est un atout certain. Il faut même désormais penser à la polyvalence entre diverses tâches et divers types de médias. En télévision, les tendances actuelles décloisonnent les divers métiers (recherchiste, journaliste, réalisateur, monteur, caméraman) et il n’est pas rare qu’un journaliste radio se retrouve à la télévision, qu’un journaliste de la presse écrite se retrouve en presse électronique ou vice-versa.

- Les qualités requises

On ne peut songer à une carrière en journalisme sans avoir certaines qualités. Lesquelles? Les qualités les plus souvent exigées par les médias sont l’autonomie et la débrouillardise qui permettent de trouver l’information, la parfaite maîtrise de la langue française et la capacité de vulgariser car il faut avant tout se faire comprendre d'un large public et réussir à lui transmettre l'information. La connaissance de l'anglais est également nécessaire pour pouvoir pomper les infos sur les médias étrangers.

Le candidat journaliste doit faire preuve de rigueur intellectuelle et de logique et afficher un bon sens de l'analyse et de la synthèse. Parfois il n'aura que quelques minutes pour prendre connaissance d'une masse d’informations, en saisir les lignes de force et en communiquer l'essentiel en quelques paragraphes ou en quelques dizaines de secondes. Le travail sous la pression d’échéances rapprochées ne doit pas le rebuter.

Le journaliste a aussi besoin d’un bon sens critique. Il n'accepte pas comme des vérités ce qu'on lui dit. Il va contre vérifier auprès d'autres sources. Par profession, le journaliste doute et cherche l'autre côté de la médaille.

- Expérience

On ne saurait trop recommander à un étudiant qui veut devenir journaliste de prendre de l'expérience tout de suite, à titre de bénévole dans des médias communautaires ou étudiants par exemple. C'est souvent ainsi, par ce bénévolat, qu'on peut savoir si le métier nous intéresse vraiment, et qu'on peut apprendre beaucoup des techniques qui nous seront utiles tout au cours de notre vie professionnelle.

Si on attend l'emploi permanent dans une grande salle de rédaction pour écrire notre premier reportage, celui-ci risque fort de ne jamais voir le jour. Un journaliste est généralement embauché sur la base de sa production antérieure. C'est notamment là-dessus qu'on le juge. Si quelqu'un peut faire valoir des articles écrits dans le journal de son lycée, c'est déjà un net avantage par rapport à celui ou celle qui n'a jamais rien écrit.

- Le marché du travail

Il est très difficile de prévoir l’évolution du marché du travail en journalisme car il dépend en partie de l’évolution générale de l’économie. Plusieurs salles de rédaction sont engagées depuis quelque temps dans un processus de rajeunissement de leurs effectifs dû en particulier au départ à la retraite de journalistes plus âgés. On peut croire qu'une personne qualifiée, motivée, peut toujours se tailler une place dans le monde du journalisme. Des rédacteurs en chef me confient que malgré le nombre de pigistes sur le marché, ils n'ont pas nécessairement sous la main les pigistes compétents qu'ils souhaitent.

Comme dans d’autres secteurs d'emploi, il faut en effet prévoir commencer sa carrière comme pigiste, surnuméraire ou contractuel. Travailler comme pigiste veut simplement dire que le journaliste, au lieu de recevoir un salaire fixe toutes les deux semaines comme un salarié, gagne son pain en vendant des reportages un à un, à la pièce, à diverses entreprises de presse. S’il ne vend pas, il n’a aucune rémunération. La nature du travail reste la même, qu’on soit pigiste ou salarié.

La concurrence en journalisme est rude puisque n'importe qui peut tenter de s’y tailler une place. Les tarifs à la pige sont variables mais on doit s’attendre à travailler fort pour se procurer un revenu décent. En presse écrite, le tarif d'un feuillet (25 lignes X 60 frappes, soit 1500 caractères, même si cette définition n’est pas normalisée) oscille entre 25 € dans les hebdos régionaux et 250 € dans les magazines qui paient le mieux… et qui sont peu nombreux. En moyenne, un feuillet de magazine rapporte autour de 80 €. Il n'existe pas de tarif minimum.

Dans la presse électronique, on parle plutôt de contrats, généralement attribués pour la durée d'une saison de production (par exemple de septembre à décembre) et éventuellement renouvelables. Il y a notamment des postes de recherchiste dont on ne retrouve pas l'équivalent dans la presse écrite. Là encore, la rémunération varie selon l'entreprise. Une grande entreprise paie mieux la plupart du temps qu'une petite. Dans bien des cas, des journalistes gardent le statut de contractuel pendant des années, et ils doivent chercher de nouveaux contrats chaque saison. Les producteurs privés de télévision embauchent bon nombre de contractuels.

La période des vacances d’été est souvent un bon moment pour mettre le pied dans un média à titre de relève d’été ou de stagiaire. Dans certains quotidiens, il y a des programmes de stages durant cette période. Il faut s’informer dès le début de l’année car la sélection des stagiaires se fait souvent dès le mois de mars. Mais hormis les stages d’été, les médias sont peu équipés pour recevoir des stagiaires. Il est fort difficile de se trouver un stage et c’est à chacun d’essayer d’ouvrir les portes comme il le peut.

Le salaire d'un journaliste permanent d'une grande entreprise de presse peut se situer en moyenne à 5000€ après quelques années d'expérience. Un pigiste qui débute pourra gagner 1500€ ou 2000€, et le salarié d'un hebdo pourra toucher entre 2000€ et 3500€ après plusieurs années d’expérience.

Les offres d’emploi publiques sont relativement rares dans le milieu. Des conventions collectives prévoient que les postes à pourvoir sont d’abord affichés à l’interne. Par ailleurs plusieurs postes sont comblés par le bouche à oreille, les recommandations de collègues, le réseautage (ou networking pour les handicapés de la langue française), le piston. Ils n’apparaissent officiellement nulle part.

T'as donc tout intérêt à entrer toi-même dans le processus de réseautage. Comme bénévole de médias communautaires ou étudiants en journalisme tu peux perçer.

Allez bonne chance à toi, futur fouille merde!